Lionel Messi a définitivement refermé le chapitre argentin de sa carrière. Son départ laisse désormais un immense vide dans une sélection qui devra apprendre à évoluer sans son emblématique numéro 10.

Le Monumental a offert à Lionel Messi une sortie à la hauteur de son histoire. Mardi soir, l’Argentine a dominé le Bénin 3-0 devant plus de 85 000 supporters. Pour son dernier match avec l’Albiceleste, le capitaine argentin a signé une dernière prestation marquante avec un but sur penalty et deux passes décisives.

Cette soirée restera pourtant moins comme une simple victoire que comme le début d'une nouvelle période. Pendant 21 ans, l’Argentine a construit une grande partie de son identité autour de Messi. Désormais, Lionel Scaloni doit préparer son équipe à fonctionner sans celui qui a longtemps représenté sa principale arme offensive.


Messi ne laisse pas seulement un brassard


Le départ du capitaine ne signifie pas uniquement qu’un autre joueur devra récupérer le brassard. L’Argentine perd surtout un footballeur capable de faire basculer une rencontre sur une action.

Messi pouvait créer, accélérer, servir ses partenaires et terminer les actions. Sa présence obligeait également les adversaires à adapter leur plan de jeu. Même lorsque le collectif argentin rencontrait des difficultés, le numéro 10 pouvait trouver une solution individuelle. Son influence dépasse donc largement ses statistiques.

Son bilan avec l’Albiceleste suffit néanmoins à mesurer l’ampleur du vide. Messi quitte la sélection avec 208 apparitions et 126 buts. Il a également conduit l’Argentine vers la Copa América 2021, la Coupe du monde 2022 et la Copa América 2024.

Une nouvelle génération doit prendre le relais


L’Argentine possède pourtant suffisamment de talents pour ouvrir un nouveau chapitre. Nico Paz a déjà montré sa capacité à se projeter dans les espaces offensifs. Face au Bénin, il a d’ailleurs inscrit le deuxième but argentin après une passe de Messi. 

Franco Mastantuono représente également l’une des figures de la nouvelle génération. Lautaro Martínez, Julián Álvarez, Enzo Fernández ou Alexis Mac Allister devront eux aussi assumer davantage de responsabilités.

Mais aucun d’entre eux n’a vocation à devenir « le nouveau Messi ».

L’Argentine devra plutôt répartir entre plusieurs joueurs les responsabilités que son capitaine assumait presque seul. Le jeu pourrait ainsi devenir davantage collectif, avec plusieurs sources de création et de danger.

C’est aussi un nouveau défi pour Scaloni. Le sélectionneur doit désormais conserver l’identité qui a permis à l’Argentine de gagner les plus grands trophées tout en construisant une équipe capable d’exister sans son joueur emblématique.

L’après-Messi commence maintenant


Le timing rend cette transition encore plus particulière. L’Argentine sort d’une période exceptionnelle, marquée par plusieurs titres majeurs et une présence constante au sommet du football mondial.

La sélection doit désormais tourner la page sans effacer ce qui a été construit. Messi a passé plus de deux décennies avec l’Albiceleste. Il part comme le joueur le plus capé et le meilleur buteur de son histoire. Sa dernière soirée au Monumental, avec un but et deux passes décisives, ressemble ainsi à un dernier cadeau offert à un public qui l’a longtemps attendu avant de l’adopter définitivement.

La suite appartient désormais à une nouvelle génération. L’Argentine n’aura pas à trouver un autre Messi. Elle devra trouver une nouvelle manière de gagner sans lui.
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