La Fédération norvégienne de football hausse le ton contre la FIFA. Elle a déposé deux recours visant plusieurs dossiers controversés et demande notamment que la conduite de Gianni Infantino soit examinée.
La NFF a saisi la Commission d’éthique de la FIFA ainsi que la Commission de gouvernance, d’audit et de conformité. Cette démarche concerne trois dossiers distincts : le prix de la paix de la FIFA, la suspension de l’Américain Folarin Balogun pendant le Mondial 2026 et le projet abandonné FIFA Forward Enterprise.
Pour la fédération norvégienne, ces affaires soulèvent surtout des questions sur la gouvernance, la transparence et les mécanismes de contrôle au sein de l’instance mondiale. Elle demande désormais que les faits soient examinés par les organes compétents de la FIFA.
Trois dossiers dans le viseur
Le premier concerne le prix de la paix de la FIFA. La NFF souhaite notamment que les conditions de création et d’attribution de cette distinction soient examinées.
Le deuxième porte sur Folarin Balogun. L’attaquant américain avait écopé d’une suspension pendant la Coupe du monde avant que celle-ci ne soit levée. La fédération norvégienne demande que les circonstances de cette décision et l’éventuelle influence extérieure sur la procédure disciplinaire soient étudiées.
Le troisième dossier concerne le projet FIFA Forward Enterprise (FFE). Celui-ci prévoyait notamment l’entrée d’investisseurs privés au capital d’une structure appelée à gérer certaines compétitions de la FIFA, dont la Coupe du monde. Le projet a finalement été abandonné.
Infantino directement vis
La première saisine demande à la Commission d’éthique d’examiner la conduite du président de la FIFA, Gianni Infantino, ainsi que celle d’éventuelles autres personnes identifiées au cours de l’enquête.
La seconde demande à la Commission de gouvernance, d’audit et de conformité de vérifier si les mécanismes de contrôle, la supervision financière et les procédures de décision de la FIFA ont correctement fonctionné.
La NFF précise toutefois qu’elle ne cherche pas à imposer une conclusion avant les éventuelles enquêtes. Elle veut que les faits soient établis et que les responsabilités soient déterminées selon les propres règles de la FIFA.
La FIFA devra maintenant répondre
Du côté de la FIFA, un porte-parole a indiqué à Reuters qu’Infantino avait déjà répondu aux préoccupations exprimées par la fédération norvégienne dans une lettre adressée aux associations membres en septembre. Le président de l’instance s’était alors dit ouvert à un examen indépendant des processus de décision.
Les trois dossiers soulevés par la Norvège doivent par ailleurs être abordés lors de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA, prévue le 15 octobre à Zurich. Un point de l’ordre du jour doit notamment porter sur la gouvernance et les finances, avec un examen du projet FIFA Forward Enterprise, des procédures disciplinaires et du cadre de gouvernance de l'organisation.
Cette offensive de la Norvège place donc une nouvelle fois la gouvernance de la FIFA sous les projecteurs. Et cette fois, les critiques ne restent plus au stade des déclarations : elles sont désormais officiellement déposées devant les propres organes de contrôle de l’instance mondiale.




