Longtemps tenue en échec par la Somalie, la Côte d'Ivoire s'est finalement imposée 2-0 mardi grâce à deux buts inscrits dans les dernières minutes. Yan Diomandé, auteur d'un match de haut niveau, a été à l'origine de la plupart des situations dangereuses des Éléphants.
Au stade Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, la Côte d'Ivoire a buté pendant près de 90 minutes sur la défense somalienne, 199e nation mondiale, avant de faire la différence en toute fin de rencontre.
Les rentrants sortent les Éléphants du piège
Six minutes après son entrée en jeu, Yann Gboho, lancé pour sa première sélection, a débloqué la situation à la 90e minute. Bazoumana Touré, également entré en cours de match, a doublé la mise dans les arrêts de jeu (90e+5).
Avec six points en deux matchs, après une victoire 2-0 sur le Ghana le 24 septembre, la Côte d'Ivoire prend la tête du groupe C à la différence de buts, devant la Gambie, elle aussi doublement victorieuse. Les Éléphants se tourneront désormais vers l'amical face au Cameroun, prévu le 3 octobre à Ébimpé.
Diomandé, la principale menace ivoirienne
Sur son côté gauche, parfois replié davantage vers l'axe, Yan Diomandé s'est imposé comme l'un des meilleurs éléments sur la pelouse. Sur 93 ballons touchés, le Madrilène a multiplié les prises de balle dangereuses et orienté le jeu offensif ivoirien, malgré un manque de précision de ses partenaires dans le dernier geste.
Il est à l'origine du premier tir du match, en servant Nicolas Pépé après un une-deux (2e), puis d'une passe pour Malick Yalcouyé contré dans la foulée (17e). Sur un coup franc, il a également mis à contribution le gardien somalien Ibrahim Hussein. Avant la pause, il a lancé Yalcouyé, qui n'a pas su servir Pépé au bon moment (42e).
Un rôle décisif jusqu'au bout
En seconde période, Diomandé est à l'origine du but refusé pour hors-jeu d'Elye Wahi, en décalant Franck Kessié (56e), puis d'un centre-tir dangereux repoussé de justesse (76e). Malgré quelques pertes de balle en fin de match liées à sa frustration après une charge adverse, il reste impliqué sur le second but : sa frappe, repoussée par le poteau, profite finalement à ses coéquipiers, après avoir au préalable éliminé Mohamud Ali d'un dribble. Une prestation aboutie, qui aurait mérité de se conclure par un but.




