La bataille autour de la finale de la Coupe du monde 2030 prend une nouvelle dimension. Le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, estime que Casablanca dispose actuellement de davantage de chances que la capitale espagnole pour accueillir le dernier match du tournoi. Une déclaration qui intervient quelques jours après les prises de position de Fouzi Lekjaa en faveur d’une finale au Maroc. La FIFA n’a toutefois encore officialisé aucun choix.
José Luis Martínez-Almeida voit Casablanca devant Madrid
Le débat autour de la finale du Mondial 2030 s’intensifie entre l’Espagne et le Maroc.
Interrogé par Heraldo de Aragón lors d’un déplacement à Saragosse, le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, a déclaré que Casablanca avait, selon lui, davantage de chances que Madrid d'accueillir la finale. Il a notamment lié cette situation aux relations entre l’Espagne et le Maroc et au contexte de la crise autour de Ceuta.
« Casablanca a plus de chances que Madrid d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Je ne suis pas optimiste », a déclaré le maire madrilène.
Martínez-Almeida a également estimé que le Maroc pouvait mobiliser ses leviers politiques et institutionnels pour défendre sa candidature, tout en regrettant que le gouvernement espagnol ne montre pas, selon lui, suffisamment de signes en faveur de Madrid.
Le Maroc affiche clairement ses ambitions
Cette sortie intervient après les déclarations de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Le 10 septembre, le dirigeant marocain avait affirmé que la province de Benslimane, où est construit le futur Grand Stade Hassan II, accueillerait la finale de la Coupe du monde 2030. Cette déclaration avait été faite lors d’un événement organisé à Bouznika.
Le Maroc présente donc clairement le futur stade Hassan II comme son principal argument dans la course à l’organisation du match final.
Mais cette annonce ne constitue pas une décision officielle de la FIFA. L’instance internationale a démenti que la finale ait déjà été attribuée au Maroc et rappelle que le choix définitif sera annoncé ultérieurement.
Le Grand Stade Hassan II face au Santiago-Bernabéu
Deux enceintes sont au cœur des discussions : le Santiago-Bernabéu de Madrid et le futur Grand Stade Hassan II, situé dans la province de Benslimane, près de Casablanca.
Le stade marocain est annoncé avec une capacité d'environ 115 000 spectateurs. Encore en construction, il doit devenir l’une des plus grandes enceintes dédiées au football au monde.
Face à lui, Madrid met en avant le Santiago-Bernabéu, stade rénové du Real Madrid et déjà associé à de nombreux grands rendez-vous internationaux.
La confrontation ne se limite donc pas à une question de capacité. Elle oppose également deux projets et deux arguments différents pour accueillir le match le plus attendu de la compétition.
La FIFA n’a pas encore tranché
Malgré les déclarations des responsables marocains et espagnols, aucune décision officielle n’a encore été prise concernant le lieu de la finale du Mondial 2030.
La Coupe du monde sera organisée principalement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, avec trois rencontres inaugurales disputées en Argentine, au Paraguay et en Uruguay dans le cadre des célébrations du centenaire de la compétition.
La FIFA devra donc encore officialiser la répartition définitive des rencontres et notamment le stade qui accueillera la finale.
Pour l’heure, le Maroc affiche ouvertement son ambition avec le Grand Stade Hassan II, tandis que Madrid continue de défendre le Santiago-Bernabéu. La déclaration du maire madrilène montre en tout cas que la question est devenue un sujet de préoccupation politique en Espagne.




