Aleksander Čeferin a finalement décidé de rester aux commandes du football européen. Ce revirement intervient alors que l’UEFA accentue la pression sur Gianni Infantino et réclame une nouvelle direction à la FIFA.

En août 2026, le dirigeant slovène avait annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la fin de son exercice actuel. Mais jeudi, à Berlin, il a accepté la demande des 55 associations nationales de l’UEFA et confirmé sa candidature pour un dernier mandat. Le congrès électif se tiendra le 22 avril 2027 à Astana, au Kazakhstan.

Cette décision intervient dans un contexte tendu entre l’instance européenne et la FIFA. Depuis l’abandon d’un projet d’ouverture du capital d’une nouvelle entité commerciale à des investisseurs privés, Gianni Infantino fait face à une opposition grandissante. L’UEFA veut désormais associer les réformes institutionnelles à un changement de leadership.


Čeferin revient sur sa décision


À la tête de l’UEFA depuis 2016, Aleksander Čeferin avait pourtant laissé entendre qu’il passerait la main en 2027. Il a finalement accepté de poursuivre sa mission, invoquant les attentes des associations nationales.

« Il reste un travail important à accomplir et j’ai donc accepté leur demande », a-t-il expliqué, selon Reuters.

Sa candidature lui permet de poursuivre son projet à la tête du football européen. Mais elle écarte aussi l’un des noms les plus souvent évoqués pour défier Gianni Infantino lors de l’élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027.

L’Europe réclame un changement à la FIFA


Au-delà de la situation de Čeferin, la réunion de Berlin a surtout mis en lumière la fracture entre l’UEFA et la direction actuelle de la FIFA. L’instance européenne a indiqué que 54 de ses 55 associations nationales soutenaient ses propositions de réforme, seule l’Azerbaïdjan faisant exception.

Les fédérations concernées estiment avoir perdu confiance dans la direction actuelle de la FIFA. Elles réclament une gouvernance plus transparente et un président capable de rassembler les différentes régions du football mondial.

Gianni Infantino reste toutefois un candidat solide. Il conserve notamment un soutien important en Afrique et en Amérique du Sud. De son côté, l’ancien international suisse Ramón Vega a annoncé son intention de le défier lors du scrutin de mars 2027.

Le retour de Čeferin dans la course à la présidence de l’UEFA ne règle donc pas le conflit. Il confirme plutôt que la bataille pour l’avenir de la gouvernance du football mondial est désormais ouverte.
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